Le livre blanc – Les aménagements dangereux

livre blanc amenagements dangereuxLe partage de la route, tel est le but de ce Livre blanc pour la cohabitation entre cyclistes et automobilistes, face aux trop nombreux aménagements routiers, dont le seul et unique but est de ralentir les véhicules motorisés.

On trouve sur nos routes un très grand nombre d’obstacles tels que rigoles, buttées, passages piétons surélevés, bornes, piquets métalliques, chicanes, rétrécissements, zones repavées, pistes cyclables mal conçues ou non entretenues (parfois plus adaptées à la marche qu’à la pratique du vélo), voies sans issue, coussins dangereux, zones glissantes, plaques d’égout, trous, etc.

Il est nécessaire de disposer d’un véritable cadre technique national réaliste et respecté. Les efforts doivent être portés également sur la citoyenneté et le sens civique de tous : il y va de la sécurité de l’ensemble des usagers et de la réussite de la politique de développement durable.

Cette édition est complétée par la Charte cyclable.

Préface

dominique lamouller livre blancLe partage de la route, tel est le but de ce Livre blanc pour la cohabitation entre cyclistes et automobilistes, face aux trop nombreux aménagements routiers, dont le seul et unique but est de ralentir les véhicules motorisés.

Au départ l’idée est louable. Mais n’est-ce pas sur l’automobiliste et le véhicule lui même qu’il conviendrait d’intervenir avec plus d’efficacité et de rigueur ? Au lieu de cela, nous faisons des aménagements coûteux et souvent inefficaces qui augmentent les risques pour ceux qui ne sont pas motorisés en multipliant les obstacles et les pièges. Il y a une antinomie entre un véhicule à deux roues et un véhicule à quatre roues : le vélo est par nature instable, vulnérable et sensible à toute forme irrégulière de la chaussée.

On trouve sur nos routes un très grand nombre d’obstacles tels que rigoles, buttées, passages piétons surélevés, bornes, piquets métalliques, chicanes, rétrécissements, zones repavées, pistes cyclables mal conçues ou non entretenues (parfois plus adaptées à la marche qu’à la pratique du vélo), voies sans issue, coussins dangereux, zones glissantes, plaques d’égout, trous, etc.

Pour un cycliste assidu c’est une véritable « jungle » engendrée par un arsenal de moyens techniques qui coûtent aux contribuables et qui deviennent des causes supplémentaires d’accidents. Cette situation génère aussi l’énervement des conducteurs de voitures ou de poids lourds qui ne voient là qu’entrave à leur progression. Le cycliste devient alors un utilisateur définitivement encombrant et gênant.

Arrêtons de construire des zones accidentogènes et parfois mortelles, la véritable solution se trouve dans la simplicité des moyens techniques et dans la civilité de toutes et de tous.

Il est nécessaire de disposer d’un véritable cadre technique national réaliste et respecté. Les efforts doivent être portés également sur la citoyenneté et le sens civique de tous : il y va de la sécurité de l’ensemble des usagers et de la réussite de la politique de développement durable.

Dominique LAMOULLER
Président de la Fédération française de cyclotourisme

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